Installateur
Eco Energies (solaire
thermique
et photovoltaïque,
poêles et chaudières
à granules de bois),
en région PACA,
à la
pointe Nord des Bouches du Rhone (Sud Avignon)
ALPILLES
SOLAIRES

Capteurs
solaires thermiques plans /
Capteurs
solaires thermiques à tubes sous vide:
Match nul: 1 partout !
-
- Avant propos:
- Définitions:
- Les données:
- Rendement d'un
capteur par la méthode française:
- Rendement d'un
capteur par la méthode européenne:
- Comment passer
d'une méthode à une autre?
- Exploitation des
informations acquises aux paragraphes
précédents pour analyser les données des
fabricants.
- Graphique
pour H = 350 (ensoleillement moyen-faible)
- Graphique
pour H = 800 (ensoleillement assez fort)
- Graphique
pour H = 600 (ensoleillement moyen-fort)
- Amélioration
des performances de certains capteurs à
tubes sous vide équipés de réflecteurs
arrières.
- Courbes de
comparaisons de performances.
- Ajustement
des performances des capteurs.
- Classements
des capteurs
- Pré-conclusion:
- Nouveau
classement, avec intégration des surfaces corrigées
- Conclusion:
- Epilogue 1 :
Outil pour choisir votre capteur solaire à tubes sous vide
- Epilogue 2 :
Outil pour choisir votre capteur solaire plan
Avant
propos:
Bon
nombre de mes interlocuteurs (prospects, clients, journalistes même
parfois!) et quelques fabricants et revendeurs de capteurs solaires
thermiques à tubes
tiennent les propos suivants:
"
... Mettre des capteurs solaires thermiques à tubes sous
vide, c'est utiliser les techniques d'aujourd'hui, les courbes de
rendement sont meilleures, c'est le jour et la nuit entre les capteurs
solaires thermiques plans et les capteurs solaires thermiques à tubes.
Les capteurs solaires thermiques à tubes
tiennent moins de
place, sont plus esthétiques, permettent de produire plus d'eau
chaude, plus vite, plus longtemps...
... Equipez vous du top absolu : le capteur solaire thermique à tube
sous vide de dernière génération...
...Un des meilleurs capteurs solaire thermique du monde au prix d'un
capteur solaire thermique plan...
... Que si les capteurs solaires thermiques n'ont pas pris
en France, c'est qu'on
attendait des matériels plus efficaces, ce que sont les capteurs
solaires thermiques à tubes
sous vide proposés aujourd'hui, ...
... Heureusement que nous sommes
là pour vous proposer des capteurs solaires thermiques à tubes sous
vide (parfois pas
-trop- chers) , sinon ...
Les capteurs solaires thermiques à tubes sont 30% plus performants que
les capteurs plan - Source ADEME,... Voir désinformation sur pub BRICOMAN de
Novembre 2007.
"
Nous constatons qu'il existe aujourd'hui une sorte d'engouement pour
les capteurs solaires thermiques à tubes.
En
fait, la demande pour les capteurs solaires thermiques existe
aujourd'hui alors qu'elle n'existait quasiment pas il y a quelques
temps.
Les gens
souhaitent s'équiper et dans leur recherche souhaitent acheter "ce qui
se fait de mieux", quitte à payer même - un peu - plus cher!
Etant
installateur de capteurs solaires thermiques, avec malgré tout
aujourd'hui une petite expérience, ayant signé la charte "Qualisol" et
"Qualisol-Combi", étant importateur de capteurs solaires à tubes sous
vide, je me propose aujourd'hui, objectivement (ou plutôt avec le
maximum d'objectivité possible) de porter à la compréhension de tous
les principes de rendement des capteurs solaires pour qu'en
toute connaissance de cause chacun puisse choisir (ou laisser
choisir
à l'installateur) les produits les mieux adaptés à son application.
Comme il existe de
nombreuses configurations possibles pour l'installation et
l'exploitation de capteurs solaires thermiques, la meilleure solution
pour un individu n'est pas forcément la même pour son voisin.
Nous ne détenons pas la vérité, nous essayons de
participer à l'éclaircissement des quelques petites zones
qui semblent, pour le moins, sombres...
Définitions:
Absorbeur:
Dans un capteur solaire thermique, l'absorbeur, c'est la partie du
capteur recevant la chaleur à exploiter. L'absorbeur tend
à perdre de la chaleur car il est plus chaud que le milieu
environnant.
Le capteur est conçu pour limiter ces pertes par la
présence de surfaces vitrées étanches (effet de
serre) et la présence d'isolant (laine de verre ou de roche,
mousse polyuréthane ou vide d'air).
Le rayonnement:
Mode de propagation de l'énergie thermique sous forme d'ondes.
La convection:
Mouvement
d'un fluide, avec transport de chaleur, sous l'influence de
différences de températures.
Dans le capteur solaire thermique , il se produit des
échanges de chaleur par convection naturelle entre l'absorbeur (chaud)
et la surface vitrée (moins chaude), des échanges de chaleurs par
convection naturelle entre les surfaces vitrées (un peu chaudes) et le
milieu.
Ces échanges sont augmentés par le vent.
La conduction:
Action
de transmettre de proche en proche la chaleur dans la matière.
Dans le
capteur solaire thermique, il y a transmission de chaleur par
conduction à travers
l'isolant...
L'effet de serre:
La couverture transparente
(surface vitrée) réalise l'effet de serre, c'est à dire qu'elle laisse
passer le rayonnement solaire visible et est opaque au rayonnement
infra-rouge émis par l'absorbeur.
Pertes:
Dans notre cas, c'est l'effet de perdre de la chaleur. Ces pertes sont
d'autant plus grandes que l'écart de température avec
l'environnement est fort. Cela signifie que plus l'écart (DT) de
température entre l'absorbeur et l'air environnant est grand,
moins bon sera le rendement du capteur.
Kelvin (K):
La différence de température (DT pour Delta T) a pour unité
le Kelvin ou K.
Irradiation
solaire (W/m²):
C'est la quantité d'énergie, à un moment
donné, fournie par le soleil, et ce perpendiculairement à
la source.
Dans notre exposé, nous ne tiendrons pas compte des orientations
ou inclinaisons des capteurs. Comparons ce qui est comparable,
considérons que tous les capteurs reçoivent le même
niveau de rayonnement.
Surface:
Sous ce mot anodin se cache une des clés les plus complexes a décoder
du solaire thermique.
Les caractéristiques des capteurs solaires thermiques apparaissent
souvent pour l'une des 3 surfaces du capteur:
La surface d'absorbeur: C'est la surface permettant d'absorber les
rayons du Soleil.
La surface d'entrée: C'est la surface exposée aux rayons du Soleil.
La surface hors tout: C'est la surface réellement occupée par le
capteur.
Sur un capteur plan, la surface d'absorbeur et la surface
d'entrée sont identiques: cela s'explique par la nature du
capteur plan qui reçoit les rayons du soleil sur son absorbeur.
Sur un capteur à tube, c'est plus compliqué. Un capteur
à tubes sous vide n'ayant pas de réflecteurs à
l'arrière aura une surface d'entrée inférieure
à un capteur à tube ayant un réflecteur car nous
intégrons pour le capteur à tubes sous vide ayant un
réflecteur la surface des réflecteurs qui
réfléchissent sur les tubes.
En fait, pour éviter a avoir à noyer le poission, je
propose de ne retenir que la surface hors tout. C'est à dire de
ramener les performances du capteur à sa surface hors tout, et
ce que les performances soient données en surface
d'entrée ou en surface d'absorbeur.
Une simple règle de 3 suffit.
Si le fabricant ne fournit pas les informations permettant de retrouver
les caractérisques hors tout, abandonnez, c'est un escroc.
L'exposé qui suit ne parle pas des surfaces (absorbeur,
entrée, hors tout). En effet, une fois les
caractéristiques obtenues pour un type de surface
(préférez hors tout, c'est clair), les comparaisons
peuvent être a nouveau faites pour un autre type de surface.
Les
données:
Nous allons développer notre exposé sur la base d'un
champs de capteurs nécessaires pour un CESI ou un chauffage
d'espace. La majeure partie des installation thermiques solaires se
faisant pour ces applications.
Il existe 2 méthodes pour évaluer les pertes et donner un
rendement à un capteur solaire thermique :
La méthode française et
l'autre, pas française... ;-) Européenne.
En fait, et encore une fois, l'une et
l'autre fonctionnent très bien. La méthode française est
plus simple à comprendre, la méthode européenne
plus complexe.
L'analyse ci après a été écrite en
s'inpirant des cours sur le SSC donnés par E.MICHEL de la
société acd², ancien directeur du COSTIC de Digne
les Bains.
Nous allons donc commencer par la française, cela servira de
prélude
à l'explication de la méthode européenne.
Les données de la méthode européenne sont
maintenant présentes dans quasiment toutes les brochures et/ou
documentations techniques des produits commercialisés (les
fameux n, a1 et a2).
Rendement
d'un capteur solaire thermique par la méthode française:
La courbe de rendement d'un capteur solaire thermique est définie par
l'équation suivante:
n = B - ( K .
(Tm-Text) ) / H
avec:
n = rendement du capteur solaire thermique (%)
B : Facteur optique du capteur (%)
K : Coefficient de déperditions du capteur (W/m².K)
Tm : Température moyenne du capteur (°C)
Text : Température extérieure (°C)
H : Irradiation solaire (W/m²)
Si DT = Tm - Text , l'équation peut être réduite ainsi:
n = B - ( K .
(DT) ) / H
Echelles
de valeurs:
Le facteur optique (B) varie suivant la nature du capteur solaire
thermique et est calculée suivant la surface Hors Tout.
Il varie entre 0,5 et 0,8 et il correspond au rendement
maximum du capteur (quand le DT est = à 0).
Le coefficient K (exprimé en W/m².K) est
représentatif des pertes thermiques du capteur. Il dépend
essentiellement du niveau d'isolation du capteur et de la nature de
l'absorbeur. Il varie fortement en fonction du type de capteur:
Capteur sans vitre : 20 à 25 et plus
Capteur vitré simple: de 4 à 6 et plus
Capteur vitré sélectif : de 3 à 5
Capteur sous vide à revêtement interne AL-N/AL : de 2 à 3
Capteur sous vide à revêtement interne SS-C/CU : de 1 à 2
Mise
sur graphique:
Supposons un capteur plan avec B= 0,70 et K = 4,5
n = 0,7 - 4,5 (DT/H)
Nous avons supposé 2 niveaux de rayonnement, l'inclinaison du capteur
n'étant pas prise en compte.
Nous obtenons le graphique suivant:

Nous pouvons constater 3 choses:
1- le rendement du capteursolaire thermique n'est pas le même suivant
l'intensité du rayonnement.
Plus le rayonnement est faible, moins bon est le rendement.
La conclusion n'est pas aussi simple que cela: moins le rayonnement est
bon et moins on récolte d'énergie sur le capteur. Soit.
mais cela tient à 2 paramètres: Moins on a de rayonnement, moins
le capteur solaire thermique capte de rayons et moins il les transforme
en énergie.
Mais en plus, moins bon est son rendement propre.
2- plus l'écart de températures entre le fluide et
l'extérieur est important et moins bon est le rendement, et cela
quelque soit le
rayonnement.
Concrètement, avec une eau de retour dans un CESI à
30°C et une température ambiante de 15°C, nous obtenons
15K de DT.
Le capteur travaille avec un rendement de 0,6. Avec une eau de
retour dans le CESI à 60° et une température ambiante
de 25°C, nous obtenons 35K de DT. Le capteur travaille avec un
rendement de 0,4.
Avec une eau de retour dans le CESI à 95°C et une
température ambiante de 35°C, nous avons 60K de DT. Le
capteur travaille alors avec un rendement de 0,15...
Conclusion: quelque que soit la température extérieure,
un système solaire thermique doit travailler avec les
températures de fluide caloporteur les plus basses possibles.
En clair, faire de l'accumulation de chaleur dans un ballon d'eau
chaude sanitaire au dessus de 60 à 70°C n'est pas utile,
c'est un fait, mais dimensionner une surface de capteurs trop
importante donnera un moins bon rendement qu'avec une surface plus
petite. Et faire fonctionner un système avec une
température de fluide supérieure à 95° non
seulement ne sert plus à grand chose mais en plus met en
péril l'installation (dégradation des composants).
Mettre un maximum de capteurs n'avantage ni le système ni le porte
monnaie.
Nous constatons donc que regarder un graphique avec des valeurs de DT
supérieures à 60K ne sert plus à rien.
Pour les prochaines graphiques, nous effectuerons les analyses que
jusqu'à 60K de DT.
3- La limite maximum permettant de déterminer la
température maximum du capteur, l'usage de graphique n'est pas
utile, l'équation peut être écrite ainsi:
0 = B - ( K . (DTmaxi) ) / H
=> B = K . DTmaxi / H =>
DTmaxi = B . H / K
Dans notre cas, DTmaxi minimum = 0,7 . 350 / 4,5 = 54° et DT
maxi maximum = 0,7 . 800 / 4,5 = 125°
Supposons une température ambiante de 35°C, le capteur
à son maximum à 125 + 35 = 160 °C les moments de fort
ensoleillement et 90 les moments de faible ensoleillement.
Nous retiendrons donc 160°C de température "à vide" pour ce capteur.
Rendement
d'un capteur solaire thermique par la méthode européenne:
Les données et formules de base sont données dans la
norme EN12975-2, § 6.14.85.5 page 43, téléchargeable
ici.
La courbe de rendement d'un capteur solaire thermique est définie par
l'équation suivante:
n = n0 - a1 . ((Tm-Text)
/ H) - a2 . H . ((Tm-Text) / H)²
avec:
n = rendement du capteur
n0 : Coefficient de conversion optique du capteur (sans dimension)
a1 : Coefficient de déperditions thermiques par conduction du capteur
(W/m².K)
a2 : Coefficient de déperditions thermiques par convection du capteur
(Calculs de)
Tm : Température moyenne du capteur (°C)
Text : Température extérieure (°C)
H : Irradiation solaire (W/m²)
Si DT = Tm - Text , l'équation peut être réduite ainsi:
n = n0 - a1 . (DT / H) -
a2 . H . (DT / H)²
Echelles
de valeurs:
Le facteur optique (n0) varie suivant la nature du capteur et est
calculée suivant la surface d'"apperture" ou d'"ouverture" du
capteur. Concrètement, c'est la surface réellement utile
du capteur. Pour un capteur plan, c'est la surface totale moins les
surfaces liées aux isolants des bords et les surfaces des
cornières. Pour un capteur à tubes sous vide, c'est la
surface réellement exposées des tubes sur la surface
totale en largeur (les espaces entre les tubes sont
considérés fonctionnels).
Il varie entre 0,5 et 0,8 et il correspond au rendement
maximum du capteur (quand le DT est = à 0).
Le coefficient a1 (exprimé en W/m².K) est
représentatif des pertes thermiques par conduction du capteur solaire
thermique. Il dépend
essentiellement du niveau d'isolation du capteur solaire thermique et
de la nature de
l'absorbeur. Il varie fortement en fonction du type de capteur solaire
thermique :
Capteur solaire thermique sans vitre : 20 à 25 et plus
Capteur solaire thermique vitré simple: de 4 à 6 et plus
Capteur solaire thermique vitré sélectif : de 3 à 5
Capteur solaire thermique sous vide à revêtement interne AL-N/AL : de 2
à 3
Capteur solaire thermique sous vide à revêtement interne SS-C/CU : de 1
à 2
Le coefficient a2 (exprimé en W/m².K²) est
représentatif des pertes thermiques par convection du capteur
solaire thermique. Il dépend
essentiellement de la qualité de l'absorbeur du capteur solaire
thermique et sa nature. Il varie fortement en fonction du type de
capteur solaire thermique :
Capteur solaire thermique vitré simple: de 0,05 à 0,1 et plus
Capteur solaire thermique vitré sélectif : de 0,005 à 0,015
Capteur solaire thermique sous vide à revêtement interne AL-N/AL : de
0,006 à 0,010
Capteur solaire thermique sous vide à revêtement interne
SS-C/CU : de 0,004 à 0,007
Mise
sur graphique:
Supposons un capteur solaire thermique plan avec K= 0,70 , a1
= 3,5 et a2 = 0,01
n = 0,7 - 3,5 (DT/H) - 0,01H(DT/H)²
Nous avons supposé 2 niveaux de rayonnement, l'inclinaison du
capteur solaire thermique n'étant pas prise en compte.
Nous obtenons le graphique suivant:

Nous pouvons observer les mêmes conclusions que sur le graphique
précédent.
Nous observons cependant que les courbes sont vraiment "courbes" par
rapport aux courbes précédentes plutôt "droites".
Comment
passer d'une méthode à une autre?
En fait, à partir des données françaises, nous savons
construire et exploiter la méthode européenne, en prenant
comme valeur de n0 le B, la valeur de a1 le K et en mettant 0 sur a2.
Par contre, l'inverse n'est pas possible, réellement, sur
toute la courbe car l'une est une parabole, l'autre une droite.
Cependant, nous pouvons tenter de nous en approcher un essyant de
superposer les 2 courbes sur un même graphique et
considérant uniquement la partie "utile" des courbes.

Ainsi, dans cet exemple, nous avons n0= 0.77, a1=3,5 et a2=0,01. Nous
trouvons, par superposition:
B=0.78 et K=4.25.
Aujourd'hui, même si toutes les données fournies par les
fabricants sont maintenant selon le format européen, des
logiciels de calculs en ligne comme tecsol font encore
référence aux paramètres B et K.
Exploitation
des informations acquises aux paragraphes
précédents pour analyser les données des
fabricants.
Nous allons, pour poursuivre l'exposé, utiliser les valeurs fournies
par les fabricants.
Ces données sont disponibles sur le site www.spf.ch ou sur les notices des
fabricants.
Les données sont fournies de façon neutre, sans nommer les fabricants.
| Fabricant/modèle |
Type |
n |
a1 |
a2 |
T max
Fabricant (°C) |
DT
(°C) |
| A |
Plan |
0,67 |
5,55 |
0,0292 |
150 |
70 |
| B |
Plan |
0,77 |
3,77 |
0,01101 |
200 |
120 |
| C |
Plan |
0,84 |
3,60 |
0,0095 |
200 |
135 |
| D |
Tube |
0,67 |
2,50 |
0,0098 |
250 |
135 |
| E |
Tube |
0,64 |
0,75 |
0,0050 |
300 |
250 |
| F |
Tube |
0,77 |
1,47 |
0,0051 |
300 |
230 |
| G |
Tube |
0,81 |
1,20 |
0,0070 |
300 |
230 |
Que constate t-on de prime abord?
Que les rendement à DT = 0 sont aussi bons (ou aussi mauvais)
pour les capteurs plans que pour les capteurs à tubes sous vide.
Certains capteurs plans ont même un coefficient n
supérieur à celui de certains capteurs à tubes sous vide.
Que les facteurs a1 (Coefficient de déperditions thermiques par
conduction du capteur (W/m².K)) sont plutôt meilleurs pour
les capteurs solaires thermiques à tubes sous vide (ceci s'expliquant
d'une part par
l'effet du vide et d'autre part par des isolants (sur les collecteurs)
alors que les capteurs solaires thermiques plans ont une grande surface
de
déperdition (le vitre), même si le bas des capteurs est
isolé).
Que les facteurs a2 (Coefficient de déperditions thermiques par
convection du capteur (W/m².K²)) peuvent être meilleurs
sur des capteurs solaires thermiques plans que sur certains capteurs
solaires thermiques à tubes sous
vide.
La température maximum atteinte en DT (calculé suivant la
formule donnée au paragraphe précédent) est
ré-injectable dans le tableau (en rouge).
Que peut-on en déduire,
1 - Que la température maxi DT (en stagnation) n'est pas aussi
haute que nous l'aurions attendu, surtout pour les capteurs à
tubes sous vide. Avec une température ambiante de 30°C, nous
avons 100°C dans le capteur A (plan), 150°C dans le capteur B
(plan), 165°C dans les capteurs C (plan) et D (tubes sous vide),
280°C dans le capteur E (tubes sous vide) et 260°C dans les
capteurs F et G (tubes sous vide).
La température à vide a été
vérifiée avec le capteur F pour lequel, et avec 1 seul
tube, nous avons fait fondre du fil d'étain sur la partie haute
d'un seul caloduc: le fil fond, c'est donc que la température de
217°C est atteinte, mais le fil ne fond pas instantanément,
c'est donc que l'extrémité du caloduc n'est pas plus
élevée que 230°C.
2 - Que la température maxi du capteur D (tubes sous vide) n'est pas
plus haute que celle du capteur C (plan)!
Où est l'efficacité du capteur à tubes sous vide?
3- Que le capteur E (à tubes sous vide), avec un rendement
initial très mauvais au regard des autres, est celui qui
présente la température maximum la plus
élevée: C'est donc un capteur stable.
4- Que les températures Tmax données par les fabricants
ne sont jamais atteintes, c'est un fait et heureusement. Mais que ces
températures maximums ne doivent pas être
exploitées comme argument technique. Ce sont les
températures limites auquelles les matériels doivent
tenir et fonctionner. Comme nous l'avons vu, ce ne doit pas être
un outil de référence pour le choix des produits.
C'est comme si un constructeur vous indiquait que son véhicule
peut "tenir" à une vitesse de 400km/h... s'il est fixé
sur
un wagon-plateau de TGV... et alors, oui, il tient à 400km/h
mais y va-t-il vraiment, à 400km/h en vrai, sur la route?
bien sur que non, bien lancé, sur autoroute et en descente, sa
vitesse de pointe sera de 160km/h... et puis on est limité
à 130km/h , et même , la majeure partie des trajets se
font en ville, à moins de 50km/h... alors ... 400km/h ... ? ...
Graphique
pour H = 350 (ensoleillement moyen-faible)

Que peut-on en déduire?
1- les capteurs solaires thermiques à tubes sous vide sont globalement
plus stables
que les capteurs plans, mais pas tous. Le capteur D ( à tubes
sous vide) devient meilleur que le capteur C (plan) lorsque le DT est
supérieur à
55K...
2 - Que les chutes des rendements des capteurs solaires thermiques
plans sont plutôt
constantes et que le rendement initial donne une bonne idée de
la qualité du produit. (plus le rendement à DT = 0 est
élevé, meilleure sera la tenue du capteur solaire thermique lors de
l'évolution du DT.
3 - Que la valeur du n0 d'un capteur à tubes sous vide (à
l'inverse des capteurs plans) ne permet pas de déterminer la
qualité intrinsèque du capteur solaire thermique . Il faut analyser
toute la
courbe. Nous pouvons voir que le capteur E à un rendement
initial plutôt mauvais au regard des autres capteurs à
tubes sous vide (D, F et G) mais vient croiser la courbe du capteur D
très vite (DT = 5K!) et reste somme toute assez stable puisqu'il
vient également croiser F et G.
4- Que les capteurs F et G (à tubes sous vide) ont des
comportements assez voisins, à l'image de leurs rendements
initiaux.
Graphique
pour H = 800 (ensoleillement assez fort)

Qu'observe-t-on ?
1- Que le capteur solaire thermique A (plan), mauvais lors de périodes
d'ensoleillement faible, reste bon dernier lors lorsque le soleil est
bien présent.
2- Que le la courbe de rendement du capteur solaire thermique E (à
tubes sous
vide), ayant quasiment la pire de toutes, vient croiser les courbes
des capteurs solaires thermiques A, B, C et D assez rapidement.
3- Que les capteurs solaires thermiques F et G restent fidèles à leurs
comportements précédents.
Graphique
pour H = 600 (ensoleillement moyen-fort)
Analysons maintenant ce qui se passe lorsque l'on regarde plutôt
dans la fenêtre "active" des capteurs solaires thermiques , c'est à
dire avec
un DT compris entre 30 et 50 K et avec un rendement que l'on va
accepter comme raisonnable jusqu'à 0,35.

Qu'observe-t-on ?
1- Que le capteur solaire thermique A (plan) est définitivement hors
course.
2- Que les capteurs solaires thermiques B (plan) et D (à tubes sous
vide) ont globalement les mêmes comportements.
3- Que les capteurs solaires thermiques C (plan) et E (à tubes
sous vide) sont globalement dans les mêmes comportements.
4- Que le capteur solaire thermique E (à tubes sous vide), avec un
rendement
initial plutôt mauvais, a malgré tout un comportement
très intéressant: à DT faible il est pas trop mal
car meilleur que A, B et D (tubes sous vide!), à DT fort, il est
meilleur que A, B, C et D.
Amélioration
des performances de certains capteurs à
tubes sous vide équipés de réflecteurs
arrières.
Certains capteurs solaires thermiques à tubes sous vide ont été
testés sans les réflecteurs arrières
éventuellement fournis pour augmenter l'efficience de 5 à
10%.
Considérons le cas de notre capteur solaire thermique à tubes sous vide
avec le plus mauvais des rendements, le capteur solaire thermique nommé
E, qui est
fourni par son distributeur systématiquement avec le
réflecteur arrière.
Retraçons les courbes en fonction d'une augmentation des
performances de 7,5% (moyenne entre les 5% et les 10% donnés par
le distributeur) par rapport à tous les autres ne
bénéficiant pas de hausses des performances. En fait, le
coefficient doit être appliqué seulement sur le n
(Coefficient de conversion optique du capteur solaire thermique (%))
car le
réflecteur augmente la conversion optique mais ne joue pas sur
les pertes.
(Le capteur solaire thermique E possède aussi des réflecteurs
arrières mais les résultats ont été rendus
avec le réflecteur).

Qu'observe-t-on ?
Le capteur solaire thermique D a globalement ses performances
augmentées, certes.
Mais ses performances ont-elles été radicalement
augmentées?
En fait non, bon avant avant dernier, il reste à sa place.
Le capteur solaire thermique C (plan) avec ses performances non
modifiées reste
devant.
Que devons nous en conclure?
Le réflecteur arrière augmente les performances
intrinsèques du capteur solaire thermique sur lequel il est placé mais
n'augmente pas ses performances d'une façon tellement
significative que le capteur solaire thermique en devient réellement
plus performant. Pas terrible
à la base, il reste pas terrible, mais un peu mieux quand
même...
=> Les contraintes liées à la présence de
réflecteurs arrières sur les capteurs solaires thermiques à tubes sous
vide ne justifient pas leur pose.
Courbes
de comparaisons de performances.
Nous avons pu observer parfois le graphique ci dessous:

Ce petit schéma nous indique clairement que les capteurs
vitrés (plans) n'ont pas le même comportement que les
capteurs solaires thermiques à tubes sous vide. Soit.
Il nous indique également que les capteurs solaires thermiques à tubes
sous
vide ont un comportement plus "lissé", ils absorbent d'avantage
les pics en été et restituent davantage d'énergie
en hiver. Re-Soit.
La conclusion rapide de ce schéma, c'est qu'il vaut mieux
choisir un capteur solaire thermique à tubes sous vide qu'un
capteur solaire thermique plan.
Nous allons dont mettre en pratique ce que nous avons exposé
précédemment en supposant plusieurs
paramètres:
Nous allons prendre l'ensoleillement moyen journalier mensuel à
Nimes (par exemple), sur un capteur posé sur un toit
incliné à 30°, orienté plein sud (0°).
Nous prendrons les valeurs d'irradiation à partir de la feuille
de calcul établie par tecsol, téléchargeable ici.
Nous considérerons que la consommation en ECS va rester stable tout au
long de l'année.
Nous admettrons également qu'en dessous de 2kWh/m².jour,
l'énergie récoltée par le capteur est trop faible
pour être significative.
Le DT maxi utile pour la chauffe de l'ECS sera de 70K en
été, 30K en hiver, 50K au printemps et à l'automne.
Ce qui donne le tableau suivant:
| Mois |
Irradiation capteurs
(Wh/m².jour) |
DT |
| Janvier |
2490 |
30 |
| Février |
3353 |
30 |
| Mars |
4643 |
50 |
| Avril |
5771 |
50 |
| Mai |
6098 |
50 |
| Juin |
6826 |
70 |
| Juillet |
7328 |
70 |
| Aout |
6454 |
70 |
| Septembre |
5280 |
50 |
| Octobre |
4262 |
50 |
| Novembre |
2820 |
50 |
| Décembre |
2429 |
30 |
Nous appliquons pour toutes les valeurs les corrections
nécessaires aux rendements suivant ce que nous avons
exposé précédemment et nous obtenons le graphique
suivant:

Que constatons-nous?
1- Le capteur solaire thermique A n'existe plus, son rendement le
plaçant en dessous de notre limite des 2kWh/m².jour.
2- Qu'effectivement, en saison basse (hiver), les capteurs solaires
thermiques à
tubes sous vide apportent globalement plus d'énergie que les
capteurs solaires thermiques plans. Seul le capteur solaire thermique D
(tubes sous vide) est plutôt
plus mauvais que tous les autres, y compris les capteurs solaires
thermiques plans.
3- Par contre, en haute saison (été), les capteurs solaires thermiques
plans
saturent alors que les capteurs solaires thermiques à tubes sous vide
sur-produisent. Là encore, petite exception le capteur solaire
thermique D (tubes
sous vide) qui sature autant que le capteur solaire thermique
B (plan).
4- Que les courbes des capteurs solaires thermiques B, C et D sont
globalement identiques
(un comble, D est un capteur solaire thermique à tubes sous vide!) et
que les
courbes des capteurs solaires thermiques E, F et G sont globalement
identiques. Ceci pour
indiquer qu'en dimensionnant correctement les capteurs solaires
thermiques , chaque capteur
solaire thermique de chaque groupe a un fonctionnement globalement
identique à ses
camarades de groupe.
5- Que le petit schéma "
"
est pas si vrai que ça, attention aux idées
reçues!
Ajustement
des performances des capteurs.
Maintenant que nous avons comparé les performances des capteurs
solaires thermiques ,
essayons de superposer les courbes afin qu'ils puissent tous donner
globalement les même performances.
Le capteur solaire thermique A étant hors course, nous allons
considérer le capteur solaire thermique B (plan) comme étant le
capteur solaire thermique de
référence car il présente une bonne courbe de
rendement et présente un rapport performance/prix
intéressant.
nous donnons donc les valeurs suivantes aux capteurs solaires
thermiques restants:
B = 1 ;
C = 0,8 ;
D = 0,95 ;
E = 0,8 ;
F = 0,7 ;
G = 0,66.
Nous obtenons le graphique suivant:

Il faut donc 0,66m² de capteur solaire thermique G pour arriver
à produire la même énergie qu'1m² de capteur
solaire thermique B.
Il faut donc 0,95m² de capteur solaire thermique D pour arriver
à produite la même énergie qu'1 m² de capteur
solaire thermique B.
Pour une énergie identique, il faut plus de surface au capteur
solaire thermique D (à tubes sous vide) qu'au capteur solaire
thermique C (plan) !
(Si quelqu'un veux effectuer un calcul d'intégrales pour me donner les
surfaces réelles, il est le bien venu).
Classements
des capteurs
Sur un aspect purement technique, nous serions tentés de classer les
capteurs solaires thermiques ainsi:
7ème et bon dernier: A ;
5èmes D et B, ces 2 capteurs solaires thermiques étant globalement avec
des
rendements similaires, les avantages et inconvénients de l'un
contre balançant les avantages et inconvénients de
l'autre;
4ème : C ;
3ème E ;
2ème F ;
1er G.
Sur les 4 premiers, 3 sont des capteurs solaires thermiques à tubes
sous vide.
Sur les 3 derniers, 1 est un capteur solaire thermique à tube sous vide!
Alors, ne généralisons pas sur l'avance
systématique que peuvent avoir les capteurs solaires thermiques à tubes
sous
vide, il faut systématiquement
comparer les produits et retenir
celui ou ceux qui correspondent à l'application envisagée.
Mais nous allons intégrer un paramètre complémentaire, le
prix TTC en Euros au m²:
nous pouvons classer les produits ainsi:
Prix B <= Prix A <= Prix F <= Prix D <=
Prix C <= Prix E <= Prix G
140 <= 160 <=
240 <= 240
<= 300 <= 600
<= 600
Attention: les prix sont ceux qui ont été observés dans le courant du
troisième trimestre 2006.
Pré-conclusion:
Cas
du A:
Bon dernier en technique et même pas premier en prix.
160€/m², mais hors course pour l'alignement des surfaces.
Cas
du B:
Capteur solaire thermique plan de qualité acceptable (140€/m²), pas
de remarque particulière, notre étalon dans la
démonstration.
Cas
du C:
C'est un capteur solaire thermique plan, d'un fabricant belge, avec des
prix assez
élevés. Le service rendu est là, reste à
savoir si l'on est près à payer plus cher qu'il ne le
faudrait, pour un service somme toute assez semblable à ses
confrères.
Prix 300€/m².
Rapporté à la performance du capteur solaire thermique B, nous obtenons
un
prix de 240€/m², soit 70% plus cher que le capteur B.
Cas
du D:
Devant la difficulté de manutention des capteurs solaires thermiques à
tubes
sous vide et leur prix (les capteurs solaires thermiquse à tubes sous
vide les moins
chers sont quand même presque 2 fois plus chers que des capteurs
solaires thermiques plans de
qualité acceptable).
En effet, 1,7 fois plus cher qu'un capteur solaire thermique plan de
qualité
acceptable, il présente les mêmes comportements!
Par ailleurs, son rendement est le moins bon de tous les capteurs
solaires thermiques à tubes sous vide et même moins bon que le
rendement de
certains capteurs solaires thermiques plan. Un comble pour du matériel
vanté
par son distributeur comme étant une référence sur
le marché!
Le prix observé est autour de 240€/m².
Rapporté à la performance du capteur solaire thermique B, nous obtenons
un
prix de 228€/m², soit 60% plus cher que le capteur solaire thermique B,
à performances égales!!!
Cas
du E:
Le Capteur solaire thermique E (à tubes sous vide) est un
U-PIPE non
dé-assemblable. Cependant, il présente un comportement
assez stable sur toute la plage du DT. Aussi, dimensionné
correctement, il pourra répondre au service attendu sans
véritables surchauffes en été.
Cependant les prix pratiqués par le fabricant (hors kits CESI pour les
installateurs) dissuadent à l'achat.
Dans le cas d'une installation bénéficiant des
crédits d'impôts, le choix est plutôt correct.
Prix observé : 600€/m².
Rapporté à la performance du capteur B, nous obtenons un
prix de 480€/m², soit 250% plus cher que le capteur solaire thermique
B,
à performances égales.
Cas
des F:
Capteur solaire thermique à tubes sous vide, à caloduc
(dé-assemblables), de type 58mm en 2 tubes
séparés de vide.
Prix du capteur F: 240€/m² , rapporté à la
performance du capteur B, nous obtenons un prix de 170€/m²
soit 20% plus cher que le capteur solaire thermique B à performances
égales, mais 20% moins cher que le capteur D (à tubes
sous vide) et 40% moins cher que le capteur C (plan).
Cas
des G:
Capteur solaire thermique à tubes sous vide, à caloduc
(dé-assemblables), de type 70mm, en un seul tube.
Prix du capteur solaire thermique G: 600€/m², rapporté à la
performance du capteur solaire thermique B, nous obtenons un prix de
400€/m²
soit 200% plus cher que le capteur solaire thermique B à performances
égales, et 150% moins cher que le capteur solaire thermique G (de
performances comparables).
Notre classement peut donc être revu ainsi:
Prix B < Prix F < Prix D < Prix C < Prix G
< Prix E
140 < 170 <
230
< 240 < 400
< 430
(Capteur A hors classement).
Nouveau
classement, avec intégration des surfaces corrigées
7ème : A ;
6èmes E ;
5ème : G ;
4ème : C ;
3ème : D ;
2ème : F ;
1er : B ;
Sur les 4 premiers
capteurs solaires thermiques, 2 sont à tubes sous vide et 2 sont des
capteurs solaire thermique plans!
Sur les 3 derniers capteurs solaires thermiques, 2 sont à tubes à tubes
sous vide!
Mais premier: 1 capteur solaire thermique plan!
Conclusion:
Quelle conclusion pouvons nous apporter maintenant ? : "Pas
de généralisation!"
Ce n'est pas parce que j'ai monté des capteurs solaires thermiques à
tubes
sous vide et mon voisin des capteurs solaires thermiques plan que
j'aurai des performances
supérieures. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui certains vantent
les mérites de leurs capteurs solaires thermiques à tubes sous vide que
cela
en fait des produits intrinsèquement meilleurs que
les autres.
Le choix d'un type de matériel peut-il se faire
qu'avec des éléments concrêts de performances et de
prix ?
Le classement des matériels sera fonction d'autres
critères: rapidité de montage, évolutivité,
disponibilité ...
Avec l'arrivée des capteurs solaires thermiques à tubes sous vide,
l'offre
solaire s'est vue étendue, les réponses sont plus
diversifiées.
D'un point de vue pratique, Alpilles-Solaires installe, dès que
cela est possible, ses propres capteurs à tubes sous vide pour
un aspect purement fonctionnel (praticité,
échangeabilité, disponibilité et ... prix de revient ) mais sans jamais
nuire aux
fonctionnalités attendues. Si le capteur à tubes sous
vide ne se justifie pas, le capteur plan est proposé.
Pour des ensembles complets (CESI) le capteur n'est qu'une toute petite
partie (essentielle certes) du système. D'autres aspects doivent
être analysés: ballon inox? autovidange? basse
température ? flexibles inox ou platique? ... Le capteur doit
répondre aux exigences du système. Point.
Nous pensons qu'il vaut mieux installer un capteur avec un mauvais
rendement au m² mais avec des performances stables sur un toit
plat (inférieur à 30%): même si l'on
sur-dimensionne pour remplir une partie des besoins de l'hiver, le
capteur de sur-chauffera pas trop en été.
Mettre un moteur de 400cv dans une 2CV, ça fait quoi à part faire
marrer les copains ?
Acheter une petite voiture qui consomme pas beaucoup pour faire
90.000km par an, quand on est représentant VRP, même
écolo, est-ce bien raisonnable?
Acheter un cabriolet comme seul véhicule pour rouler toute
l'année, même avec le meilleur rapport poids/puissance et
le meilleur rapport qualité/prix, ce n'est pas aller au devant
de petits soucis?
Pour une exposition plein sud ou approchée, sans recherche de la
performance à tout prix, l'un et l'autre correspondent aux
besoins de chacun. c'est avant tout une affaire de dimensionnement.
Avec une exposition plus difficile, une étude technique dira
dans un premier temps si l'usage d'un capteur solaire est possible et
ensuite et seulement
ensuite on choisira les équipements correspondant le mieux
à l'usage que l'on en aura.
Le fichier xl ayant servi à la constitution des graphiques est
disponible ici.
Comme il est écrit
sur un site ami: s'approprier ou consommer.
Pour
aller plus loin:
Maintenant que vous avez compris comment lire les
caractéristiques des capteurs solaires thermiques, je vous
propose d'aller analyser certains capteurs solaires thermiques du
marché sur la page
suivante:
Détail des capteurs du
marché.
Un petit de mot de sympathie ne sera pas de
trop si vous avec
réussi à lire cet exposé jusqu'au bout et/ou si
vous utilisez les outils mis à votre disposition. Vos
commentaires seront appréciés et si vous avez quelques
remarques à formuler, nous en tiendrons compte le plus tot
possible.
F.MYKIETA,
dernière mise à jour le 02/08/2008